Du grain à moudre

Et voilà, le Laserbot 3.0 existe physiquement! On a tellement turbiné pour le réaliser en 2 mois qu’on a pas eu le temps d’en rêver, il est déjà là!

La machine s’est offerte une grande première sur Maker Faire Nantes où nous avons pu dévoiler et découvrir les compétences de la machine pour la gravure d’images point par point.

Prochaine étape, la documentation du projet et la publication sous licence Créative Commons pour une utilisation non commerciale sur makake.co  .

On a aussi un gros lot d’améliorations à apporter dans les prochains mois.

Mécanique :

-Mise en place de deux modes de déplacement en plus des roues : montage sur crémaillères et poulies pour se suspendre et graver les murs 🙂

-Révision de l’ensemble des pièces, dont notamment  l’ajustement des passages de vis et un peu de cosmétique.

Commande Logicielle:

-Amélioration de la vitesse en mode image; on est très loin des capacités physiques/hardware électronique de la machine.

-Commande du laser en temps réel avec  une palette graphique, pour proposer quelque chose de plus sympa en démonstration, et ouvrir la porte à un infini de possibles!

 

Enfin, on prépare un système de traitement des fumées révolutionnaire; si ça fonctionne on pourra parler de Laserbot 3.1 !

Bien sur en parallèle on compte bien s’amuser avec notre machine, ce qui peut prendre énormément de temps.

 

4 réflexions au sujet de « Du grain à moudre »

  • Felicitation pour votre réalisation ingénieuse !

    Je ne vois que des exemples de gravure..
    Le laserbot permet t’il de découper des épaisseurs de 3MM ( MDF, plexi ..)

    Cordialement

    • Bonjour Daniel,
      En effet, le Laserbot est d’abord une machine de décoration et découpes fines.
      Il est possible de découper du contreplaqué 3mm bouleau à des vitesses raisonnables en prototypage (~100 mm/min) . Je viens de réaliser un essai en médium 3mm qui se découpe autour des 65 mm/min, ce qui est relativement lent.
      Les découpes de matériaux transparents et métalliques sont exclues à la lumière visible, car l’énergie est tout simplement réfléchie ou non absorbée. Il est cependant possible de découper du PMMA non transparent.

  • Bonjour bonjour!

    Nous découvrons, ma moitié et moi, ton impressionnant travail alors que nous hésitons justement à nous lancer dans la fabrication d’une découpeuse laser.
    Bien que nous en utilisions régulièrement en FabLab, le passage à la construction soulève pleins de challenges et de questions, notamment à propos du laser.
    – Question pratique, par rapport à ta réponse ci-dessus, tu dis pouvoir découper du médium 3mm à 65mm/min. As-tu besoin de faire plusieurs passes?
    – Qu’est ce qui a guidé ton choix vers la techno par diode? et plus particulièrement celle de 7W ? pourquoi pas plus puissant ? Est-il envisageable de changer le laser vers un plus puissant?
    – A nouveau une question sans doute bête, mais faut-il un réseau électrique adapté ou est-ce que le réseau domestique est suffisant?
    – Tu parles de remplacer le laser par un stylo dans l’ « introduction ». Peux-on envisager un petit cutter, pour en faire par exemple une découpeuse vinyle?
    – Question Bonus: as tu prévu de participer au prochain Maker Faire Paris ? 🙂

    Merci encore pour tout le travail déjà réalisé et d’avance pour tes réponses.

    • Bonjour et bienvenue dans l’aventure 🙂

      Voici quelques réponses :

      Les découpes sont réalisées en plusieurs passes. En général je ne descends pas sous les 500mm/min par passe, car en deçà le matériau commence à carboniser et la qualité de découpe n’est pas au rendez vous. 65 mm/min correspondent en réalité à 7passes à ~500mm/min.

      La techno diode est vraiment moins chère et plus légère que la techno CO2 (pas seulement l’émetteur mais toutes les optiques, l’électronique haute tension, le refroidissement….) . Ajoutons à cela que le tube à CO2 est sensible aux vibrations et relativement fragile… cela explique que les machines classiques soient des grosses boites bien isolées 🙂 Pour le 7W, c’est tout simplement la diode visible la plus puissante du « marché » (en réalité utilisée dans des projecteurs de cinéma). On voit des diodes labellisées jusqu’à 15W pour moins cher, mais ce sont généralement des diodes équivalentes habillées de marketing. 15W correspond alors à la puissance peak que l’on peut envoyer, mais pas à la puissance continue… On peut trouver un peu plus puissant en infrarouge, mais on manipule alors un laser tout aussi dangereux bien qu’invisible… très peu pour moi, j’aime trop mes yeux. Il y a enfin les diodes à fibre (fiber pumping diodes) qui peuvent monter à des puissances énormes, mais ce n’est pas encore mûr pour le DIY, par contre il y a fort à parier qu’elles remplacent d’ici quelques années l’ensemble des machines CO2.

      Niveau puissance, l’ensemble consomme moins de 100W, sur une alimentation 12V comparable à une alimentation d’imprimante 3D. Pas besoin de centrale nucléaire 🙂

      Il me semble jouable de mettre un petit cutter sur la machine. J’ai réussi comme expérimentation à ajouter un troisième axe sur servomoteur ou stepper sans modifier l’électronique énormément et le châssis supporte des efforts modérés selon XY (~5N sans broncher) . Il faudra éventuellement modifier légèrement l’espacement des poulies arrière pour qu’elles viennent se pincer sur le rail (précontrainte) et fixer ceux-ci.

      Et question bonus….non, je pars en vacances à la mer!

      Au plaisir 🙂

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